Citation du jour

"Faites confiance à votre instinct. Il vaut mieux que les erreurs soient les vôtres, plutôt que celles de quelqu'un d'autre." Billy Wilder .

samedi 29 octobre 2011

"Eloge de la fatigue"

Robert Lamoureux s'en est allé.
"Vous me dites, Monsieur, que j'ai mauvaise mine,
Qu'avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l'on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.

Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m'en flatte.
J'ai tout de fatigué, la voix, le coeur, la rate,
Je m'endors épuisé, je me réveille las,
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m'en soucie pas.
Ou quand je m'en soucie, je me ridiculise.
La fatigue souvent n'est qu'une vantardise.
On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit !
Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ?

Je ne vous parle pas des sombres lassitudes,
Qu'on a lorsque le corps harassé d'habitude,
N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons...
Lorsqu'on a fait de soi son unique horizon...
Lorsqu'on n’a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre...
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ;
Elle fait le front lourd, l'oeil morne, le dos rond.
Et vous donne l'aspect d'un vivant moribond...

Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable,
Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain,
Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s'en user le coeur...
Cette fatigue-là, Monsieur, c'est du bonheur.

Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre,
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu'on est le port et la route et le quai,
Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marquant chaque victoire, en creux, sur la figure,
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d'autres creux il passe inaperçu.

La fatigue, Monsieur, c'est un prix toujours juste,
C'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes.
C'est le prix d'un labeur, d'un mur ou d'un exploit,
Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.
C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,
C'est la preuve, Monsieur, qu'on marche avec la vie. 

Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J'écoute mes sommeils, et là, je me sens fort ;
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
Et ma fatigue alors est une récompense.

Et vous me conseillez d'aller me reposer !
Mais si j'acceptais là, ce que vous me proposez,
Si j'abandonnais à votre douce intrigue...
Mais je mourrais, Monsieur, tristement... de fatigue." 

Robert Lamoureux

lundi 24 octobre 2011

Mon p'tit doigt est fâché

Depuis quelques mois, mon auriculaire droit fait des siennes. Certains jours, il refuse de se plier. A cause de lui, je donne l'impression de jouer les précieuses. Imaginez moi tenant une tasse ou un verre, le petit doigt pointant vers le ciel.

Mais ce n'est pas le plus ennuyeux car, non seulement il ne se plie pas, mais il me fait souffrir.
Mais pourquoi donc ?
"Mon p'tit doigt m'a dit ... " Tu parles. Le mien reste muet.

- Quoi ? Qui a dit ça ? Si si, j'ai bien entendu. Et bien pas du tout. Je ne me gratouille pas l'oreille avec. Les cotons tiges n'ont pas été inventés pour les lapins, que je sache !
- Tu devrais consulter avant que la douleur ne s'installe définitivement.
- Consulter qui ? Je n'ai plus de médecin traitant.
Et oui depuis que mon médecin a pris sa retraite l'an dernier, je ne l'ai pas remplacé. C'est dire les bonnes relations que nous entretenons les toubibs et moi.
 
Donc, en attendant de trouver son successeur (je n'arrive pas à me décider), je cogite sur le pourquoi du comment.
Je cogite, je cogite et finalement je crois bien avoir trouvé sans que ce petit doigt n'ait daigné me donner un indice.

 A mon avis, après une longue et minutieuse observation, j'ai fait le constat suivant : il ne semble pas apprécier ma façon de tenir la souris (de mon PC, vous aviez compris).
Mon diagnostic est donc tombé : c'est le syndrome de la Mus Musculus ... sauf que la mienne est noire.

mardi 18 octobre 2011

Mauvaise lecture

Ce midi, nous étions entrain de déjeuner dehors (25° un 18 octobre, profitons-en), quand la petite Chipie vient près de moi pour mendier quelque nourriture. Agrippée à mon pantalon, elle se met  à pousser des petits miaulements plaintifs "Par pitié, à manger, je meurs de faim". Tu parles ! Il faut voir tout ce que ces chats ont à leur disposition, jour et nuit, dans leur self service construit rien que pour eux. Il est vrai que c'est tellement meilleur chez les autres ...
Afin de manger en paix, je cède. Elle prend le petit morceau de viande que je lui tends et s'éloigne vite de Gribouille qui bien sûr est aux aguets. Celle-ci s'approprie tout ce qui se présente quitte à voler les copines. (On aurait dû l'appeler TPMG, tout pour ma gueule).
Je ne sais pas pourquoi, au lieu de revenir à mon assiette, je regarde Chipie s'éloigner, la queue droite comme un I.
Pas possible ! J'éclate de rire. Je me lève, prends Chipie dans mes bras.
- Mais laisse ce chat, je sais bien que c'est ta chouchoute, mais quand même ! Finis de manger avant !
- Attends.
- Mais qu'est-ce que tu lui fais, fous lui la paix !
- A partir d'aujourd'hui, Chipie devra s'appeler Coquin, Fripon, Canaille, tout ce que tu veux mais plus Chipie. C'est un petit mec.





jeudi 13 octobre 2011

Petite plante précieuse

Ambulata Gribouilla
Nous avons l'immense privilège de posséder cette  petite plante rarissime, appartenant à la famille des "Cattus".
C'est une vivace, très facile d'entretien, qui supporte toutes les expositions, soleil ou ombre, mais affectionne particulièrement la chaleur.
De couleur blanche mais virant parfois au gris.
Aucun engrais n'est nécessaire. 
Elle est omnivore. Elle se nourrit de tout ce qui se présente : viande, pâtes, légumes, sucrerie, insectes ...
Pas d'arrosage. Surtout pas. Lorsqu'elle est asséchée, cette petite plante a la particularité de se déplacer seule pour aller s'abreuver.
Inutile de tenter sa multiplication, elle le fait elle-même mais il n'y a pratiquement aucune chance que les rejetons soient à l'identique. Pour cette raison, il semblerait qu'elle soit à ce jour l'unique exemplaire.

samedi 8 octobre 2011

Petite blague du soir

Elle m'a été racontée aujourd'hui, et comme je suis généreuse, je vais la partager à mon tour avec celles et ceux qui  ne la connaissent pas.

Sarko et Fillon sont dans un avion.
Fillon se tourne vers le p’tit Nico et dit:
- Tu sais je pourrais jeter 1 billet de 200 euros par la fenêtre et rendre une personne heureuse.
Sarko lui réplique:
- Et bien moi je pourrais jeter 10 billets de 20 euros par la fenêtre et rendre 10 personnes heureuses.
 
Le pilote soupire et dit à son copilote:
- Tu les entends ces prétentieux, ils se rendent pas compte que je pourrais jeter 2 connards par la fenêtre et rendre des millions de personnes heureuses.

jeudi 6 octobre 2011

A boire !


Vla qu’à c’t’heure l'temps s'abernâodit, les poules s'acroupionnent, j'cré ben qu'vâ tomber d'iâo. J’m’en vâ quérir mon perpie.

Tiens, mes origines normandes qui ressortent. Ce sont mes aïeux qui seraient contents.

Bref, tout ça pour dire que la pluie est absente depuis deux mois bientôt. Il y a une quinzaine de jours, une averse est tombée sur Toulouse, on s’est dit « super, ce soir, c’est pour nous » (on est à une vingtaine de kilomètres). Que nenni, rien, que dalle, que t’chi ! Non pas qu’on s’en plaigne. Si, quand même un peu. Les réserves d’eau de pluie sont vides et les plantations crient « A boire, que diable ! ». C’est donc avec un certain plaisir que nous avons vu ces quelques gouttes tomber. Le temps de ramasser le linge qui séchait au soleil de l’après midi et … plus rien, la pluie s’était arrêtée. Trois gouttes, peut être quatre. Allez cinq, soyons généreux.

Trop de soleil pour les uns, trop d’eau pour les autres. Je ne peux pas m’empêcher de penser à ma petite mouette, elle qui aurait bien aimé avoir un été. Seulement, cette année à Vancouver, il a décidé de s’inscrire aux abonnés absents, et bien sûr la pluie en a profité pour prendre sa place.

Alors qu’ici, aujourd’hui 6 octobre, je suis toujours en tenue d’été, dors la fenêtre ouverte et n’ai pas encore sorti la couette.

Bon, c’est bien agréable, mais quand même un peu de pluie ferait grand bien.