Citation du jour

"Faites confiance à votre instinct. Il vaut mieux que les erreurs soient les vôtres, plutôt que celles de quelqu'un d'autre." Billy Wilder .

mardi 8 novembre 2011

Plus de télé

Vivre sans télé, vous croyez ça possible ?
Moi oui. Par contre, j'en connais un qui le vit tragiquement. Plus de foot, plus de rugby et la vie n'a plus de sens. Quant à moi, pas de télé, ce n'est pas pour me déplaire. 

Pendant deux jours, plus de câble, il a dû se rabattre sur le râteau, avec uniquement la deux, la trois et la six accessibles. Et oui, depuis quelques années, les arbres sont si hauts qu'avec le râteau les autres chaînes, c'est canal sans décodeur.

Depuis hier soir minuit, la région est passée au numérique. Donc plus de râteau non plus. Nos petits problèmes de câble, ces derniers jours, n'étaient pas, nous en étions certains, une coïncidence. Il ne pouvait s'agir que de ce numérique qui allait nous être imposé. Et bien non, pas du tout. En fait, notre parabole a bougé. 

Pas un seul antenniste de dispo sur toute la région avant une dizaine de jours. Inutile de vous dire que ça grogne dans la chaumière. Pour calmer le courroux de Monsieur, je dois aller chercher sur le net les résultats sportifs.

C'est un couche tôt, contrairement à moi, mais je ne vais quand même pas l'envoyer au lit après dîner. Alors, un DVD et le tour est joué.

Mais ce petit régime ne le satisfait guère. Il a donc décidé de procéder lui-même au réglage de la parabole. Demain, il s'y attèle. Et comme ce n'est pas une mince affaire, je vais probablement l'entendre rouméguer, comme d'habitude. Pourvu qu'il y parvienne et qu'enfin la maison retrouve son calme.

dimanche 6 novembre 2011

Petit Bouchon

Hier, je dormais paisiblement quand on est venu me tirer de mon sommeil. Dur dur. Ensuite, j'ai dû faire un petit tour en voiture.
En fait, on m'a fait changer de décor, mais j'avoue que ce n'est pas pour me déplaire. Je suis dorlotée, bichonnée, c'est super.

Aujourd'hui, autre changement. J'ai un ruban rouge autour du cou et un grelot, pour ma sécurité semble-t-il. Il est vrai que je suis ridiculement minuscule (plus petite que Gribouille la chatte blanche) et que ma couleur se confond avec celle du sol. Ils ne veulent pas me marcher dessus.

J'irais bien faire un petit tour à l'extérieur pour faire connaissance avec les chiennes mais voilà, depuis deux jours, il pleut. Je n'ai pas envie de me noyer dans les flaques d'eau. Alors en attendant, je m'amuse avec tout ce que je trouve ou je dors près de la cheminée.

J'aimerais jouer avec Gribouille mais, pour le moment, installée sur le dossier du fauteuil, elle me toise. Je le vois bien, elle meurt d'envie de descendre mais je crois qu'elle veut se faire prier. M'en fiche, j'attendrai.


Pfffffff, je suis fatiguée moi. 
Je crois que je vais aller faire une petite sieste.

samedi 29 octobre 2011

"Eloge de la fatigue"

Robert Lamoureux s'en est allé.
"Vous me dites, Monsieur, que j'ai mauvaise mine,
Qu'avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l'on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.

Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m'en flatte.
J'ai tout de fatigué, la voix, le coeur, la rate,
Je m'endors épuisé, je me réveille las,
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m'en soucie pas.
Ou quand je m'en soucie, je me ridiculise.
La fatigue souvent n'est qu'une vantardise.
On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit !
Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ?

Je ne vous parle pas des sombres lassitudes,
Qu'on a lorsque le corps harassé d'habitude,
N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons...
Lorsqu'on a fait de soi son unique horizon...
Lorsqu'on n’a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre...
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ;
Elle fait le front lourd, l'oeil morne, le dos rond.
Et vous donne l'aspect d'un vivant moribond...

Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable,
Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain,
Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s'en user le coeur...
Cette fatigue-là, Monsieur, c'est du bonheur.

Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre,
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu'on est le port et la route et le quai,
Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marquant chaque victoire, en creux, sur la figure,
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d'autres creux il passe inaperçu.

La fatigue, Monsieur, c'est un prix toujours juste,
C'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes.
C'est le prix d'un labeur, d'un mur ou d'un exploit,
Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.
C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,
C'est la preuve, Monsieur, qu'on marche avec la vie. 

Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J'écoute mes sommeils, et là, je me sens fort ;
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
Et ma fatigue alors est une récompense.

Et vous me conseillez d'aller me reposer !
Mais si j'acceptais là, ce que vous me proposez,
Si j'abandonnais à votre douce intrigue...
Mais je mourrais, Monsieur, tristement... de fatigue." 

Robert Lamoureux

lundi 24 octobre 2011

Mon p'tit doigt est fâché

Depuis quelques mois, mon auriculaire droit fait des siennes. Certains jours, il refuse de se plier. A cause de lui, je donne l'impression de jouer les précieuses. Imaginez moi tenant une tasse ou un verre, le petit doigt pointant vers le ciel.

Mais ce n'est pas le plus ennuyeux car, non seulement il ne se plie pas, mais il me fait souffrir.
Mais pourquoi donc ?
"Mon p'tit doigt m'a dit ... " Tu parles. Le mien reste muet.

- Quoi ? Qui a dit ça ? Si si, j'ai bien entendu. Et bien pas du tout. Je ne me gratouille pas l'oreille avec. Les cotons tiges n'ont pas été inventés pour les lapins, que je sache !
- Tu devrais consulter avant que la douleur ne s'installe définitivement.
- Consulter qui ? Je n'ai plus de médecin traitant.
Et oui depuis que mon médecin a pris sa retraite l'an dernier, je ne l'ai pas remplacé. C'est dire les bonnes relations que nous entretenons les toubibs et moi.
 
Donc, en attendant de trouver son successeur (je n'arrive pas à me décider), je cogite sur le pourquoi du comment.
Je cogite, je cogite et finalement je crois bien avoir trouvé sans que ce petit doigt n'ait daigné me donner un indice.

 A mon avis, après une longue et minutieuse observation, j'ai fait le constat suivant : il ne semble pas apprécier ma façon de tenir la souris (de mon PC, vous aviez compris).
Mon diagnostic est donc tombé : c'est le syndrome de la Mus Musculus ... sauf que la mienne est noire.

mardi 18 octobre 2011

Mauvaise lecture

Ce midi, nous étions entrain de déjeuner dehors (25° un 18 octobre, profitons-en), quand la petite Chipie vient près de moi pour mendier quelque nourriture. Agrippée à mon pantalon, elle se met  à pousser des petits miaulements plaintifs "Par pitié, à manger, je meurs de faim". Tu parles ! Il faut voir tout ce que ces chats ont à leur disposition, jour et nuit, dans leur self service construit rien que pour eux. Il est vrai que c'est tellement meilleur chez les autres ...
Afin de manger en paix, je cède. Elle prend le petit morceau de viande que je lui tends et s'éloigne vite de Gribouille qui bien sûr est aux aguets. Celle-ci s'approprie tout ce qui se présente quitte à voler les copines. (On aurait dû l'appeler TPMG, tout pour ma gueule).
Je ne sais pas pourquoi, au lieu de revenir à mon assiette, je regarde Chipie s'éloigner, la queue droite comme un I.
Pas possible ! J'éclate de rire. Je me lève, prends Chipie dans mes bras.
- Mais laisse ce chat, je sais bien que c'est ta chouchoute, mais quand même ! Finis de manger avant !
- Attends.
- Mais qu'est-ce que tu lui fais, fous lui la paix !
- A partir d'aujourd'hui, Chipie devra s'appeler Coquin, Fripon, Canaille, tout ce que tu veux mais plus Chipie. C'est un petit mec.